Quelles sont les démarches à effectuer après un décès ?

Perdre un proche est une épreuve difficile, sur le plan personnel comme dans la gestion des démarches qui suivent. Entre l'organisation des obsèques, les formalités administratives, l'information des organismes et la gestion de la succession, il est parfois difficile de savoir par où commencer. SG accompagne les proches du défunt pour les aider à avancer étape par étape, grâce à des services en ligne, des espaces dédiés et un accompagnement humain lorsque c'est nécessaire.
Déclaration de décès : la première démarche essentielle
La déclaration de décès est le point de départ des démarches. Elle doit être faite rapidement, en général dans les 24 heures ouvrées suivant le décès. Elle permet d'obtenir l'acte de décès, indispensable pour organiser les obsèques et informer la banque, les assurances ou le notaire. Lorsque le décès survient à l'hôpital ou en maison de retraite, c'est l'établissement lui-même qui est responsable de la déclaration de décès. Dans les autres cas, la déclaration se fait à la mairie du lieu du décès.
À noter :
- Déclaration à la mairie dans les 24 heures ouvrées.
- Documents nécessaires : justificatif d'identité du déclarant, justificatif d'identité du défunt, certificat de décès établi par le médecin.
- L'acte de décès est indispensable pour toutes les autres démarches.
Bon à savoir
Si votre proche avait souscrit une assurance obsèques, celle-ci peut couvrir une partie ou la totalité des frais funéraires. Certaines assurances proposent également des services d'assistance aux familles, comme un soutien psychologique ou une aide administrative. Cet accompagnement est inclus dans le contrat Garantie Obsèques(1) de Société Générale Assurances.
Qu'est-ce que l'acte de décès ?
Il s'agit d'un document administratif émis par la mairie pour attester le décès d'une personne et consigner cet événement dans les registres officiels.
Organiser les obsèques et contacter les assurances concernées
Une fois la déclaration faite, les proches doivent organiser les obsèques. Si le défunt avait souscrit une assurance “Garantie Obsèques”(1) auprès de Société Générale Assurances, par l'intermédiaire de SG, celle-ci peut prendre en charge les frais ou l'organisation selon les termes du contrat. Les démarches sont simplifiées grâce à un point de contact dédié. Pensez aussi à transmettre l'acte de décès aux interlocuteurs concernés pour déclencher rapidement les prestations prévues.
À noter :
- Appeler l'organisme funéraire ou vérifier l'existence d'un contrat obsèques.
- Pour un contrat Société Générale Assurances : centre de relations clients au 09 69 328 228(2).
- Un extrait de l'acte de décès doit être fourni pour toute prise en charge accompagné d'un justificatif d'identité.
Informer la banque du défunt pour sécuriser ses comptes
Avertir la banque rapidement permet de sécuriser les avoirs de la personne décédée et d'éviter toute opération non autorisée. Dès réception de l'acte de décès, les comptes individuels sont bloqués et les moyens de paiement désactivés. De même, la procuration éventuellement en place sur les comptes du défunt devient caduque.
En revanche, un compte joint peut continuer à fonctionner au bénéfice du cotitulaire survivant, sauf opposition du notaire ou d'un héritier. La banque peut également régler la facture des obsèques dans la limite légale, grâce aux fonds présents sur les comptes du défunt.
À noter :
- Les comptes individuels sont bloqués immédiatement.
- Le compte joint reste utilisable.
- La procuration devient caduque
- Les frais d'obsèques peuvent être réglés jusqu'à 5 965(3) €.
Comprendre l'impact du décès sur les comptes bancaires et l'épargne
Le décès d'un proche entraîne automatiquement une série de mesures visant à sécuriser ses comptes et à préparer le règlement de la succession. Dès que la banque est informée, les comptes ouverts uniquement au nom du défunt sont bloqués : plus aucune opération ne peut être effectuée, et les moyens de paiement doivent être restitués. Cette mesure concerne tous les comptes individuels (comptes courants, livrets d'épargne, comptes à terme, comptes-titres…). Elle permet d'empêcher tout mouvement non autorisé pendant que le notaire organise la succession.
Certains produits, comme le PEA, doivent même être clôturés immédiatement : leurs titres sont alors transférés vers un compte-titres au nom de la succession. Le traitement est différent pour le compte joint : ils restent actifs et peuvent continuer à fonctionner sous la seule signature du cotitulaire survivant, sauf si un héritier ou le notaire demande leur blocage. Par ailleurs, la banque peut régler directement les frais d'obsèques, dans la limite autorisée par la loi, à partir des fonds disponibles sur les comptes du défunt.
L'épargne fait elle aussi l'objet de règles précises. L'assurance vie, par exemple, est transmise directement au(x) bénéficiaire(s) désigné(s), en dehors de la succession. Pour les placements financiers comme les compte-titres ou les PEA, les règles diffèrent selon que le compte était individuel ou joint, mais ils sont systématiquement analysés dans le cadre du règlement successoral. Enfin, si le défunt avait un crédit en cours, il est important de vérifier si celui-ci était couvert par une assurance emprunteur : celle-ci peut rembourser tout ou une partie du capital restant dû. Sans couverture, ce sont les héritiers qui assument le remboursement, à condition d'accepter la succession.
À noter :
Les comptes bancaires
- Les comptes individuels sont immédiatement bloqués et les moyens de paiement annulés.
- La banque peut régler les frais d'obsèques dans la limite légale, sur présentation de la facture, accompagnée de l'accord de la personne ayant commandé les obsèques.
- Les comptes joints restent actifs pour le cotitulaire survivant, sauf opposition du notaire ou d'un héritier.
L'épargne
- L'assurance vie est versée directement aux bénéficiaires désignés dans le contrat.
- Les compte-titres individuels sont bloqués ; les compte-titres joints restent généralement utilisables.
- Les PEA / PEA-PME sont clôturés au décès, et leurs titres transférés sur un compte-titres de succession.
Les crédits
- En présence d'une assurance emprunteur, le capital restant dû peut être pris en charge.
- Sinon, la dette est transmise aux héritiers, proportionnellement à ce qu'ils acceptent dans la succession.
Prévenir les organismes dans les jours qui suivent
Dans la semaine suivant le décès, plusieurs organismes doivent être informés afin d'activer ou d'adapter certaines prestations : employeur ou France Travail, caisses de retraite, mutuelle, fournisseurs, bailleur… Cela permet d'ouvrir des droits (capital décès, pension de réversion) et d'éviter la facturation de services inutilisés. Cette étape facilite aussi la mise à jour administrative du dossier du défunt.
À noter :
- Prévenir l'employeur, les caisses de retraite ou France Travail.
- Fournir un extrait de l'acte de décès et un justificatif d'identité du déclarant pour ouvrir les droits éventuels.
- Contacter les fournisseurs (eau, énergie, télécom) pour résilier ou modifier les contrats.
Contacter un notaire pour initier la succession
Le notaire occupe une place centrale dans la gestion de la succession. Il identifie les héritiers, établit un acte de notoriété, la liste précise du patrimoine du défunt et coordonne les démarches légales et fiscales. Son intervention est obligatoire selon les cas. Le notaire devient alors l'interlocuteur principal des héritiers et de la banque pour organiser le règlement de la succession.
À noter :
- Documents à fournir : livret de famille, contrat de mariage du défunt le cas échéant, testament ou donation entre époux, titres de propriété des biens immobiliers, relevés de comptes bancaires.
- L'acte de notoriété identifie officiellement les héritiers.
Est-il obligatoire de passer par un notaire après un décès ?
Contrairement à une idée répandue, le recours à un notaire n'est pas toujours obligatoire après un décès. Certaines successions simples peuvent être réglées directement par les héritiers, notamment lorsque le patrimoine est limité à 5 000 €, et qu'il n'existe ni bien immobilier, ni testament, ni donation entre époux. En revanche, la loi impose l'intervention d'un notaire dans plusieurs situations précises : si la succession comprend un bien immobilier, si le montant des biens du défunt dépasse un certain seuil, si le défunt avait laissé un testament ou qu'une donation entre époux a été consentie. Dans ces cas, seul un notaire peut établir des actes officiels comme l'acte de notoriété ou l'attestation de propriété immobilière, indispensables pour transférer légalement les biens et sécuriser les droits des héritiers.
Cette intervention devient aussi essentielle lorsque la succession est complexe (héritiers nombreux, mineurs, désaccords, dettes…), car elle garantit un partage conforme à la loi et évite d'éventuels litiges.
Gérer les assurances : tout ce qu'il faut savoir
Les assurances jouent un rôle clé dans le règlement de la succession. Pour l'assurance Lorsqu'un proche décède, il est important de vérifier les contrats d'assurances souscrits par le défunt (assurances auto, multirisque habitation, santé, prévoyance, emprunteur immobilier…). Certains contrats bien particuliers peuvent s'activer et vous aider financièrement en cette période difficile.C'est notamment le cas avec :
- L'assurance des accidents de la vie (AAV). En cas de décès accidentel, cette assurance verse un capital, dont le montant dépend de la formule souscrite.
- L'assurance obsèques. Elle permet de financer et d'organiser ses funérailles à l'avance, afin de soulager ses proches des contraintes financières et logistiques lors du décès.
- L'assurance emprunteur. Elle prend en charge le remboursement de tout ou partie du capital restant dû en cas de décès de l'emprunteur, selon la quotité souscrite par l'assuré.
- L'assurance décès. Elle prévoit le versement d'un capital aux bénéficiaires désignés. Ce montant peut aussi être utilisé pour couvrir des dépenses immédiates ou assurer un soutien financier aux proches.
Le saviez-vous ?
Avec les offres Généa et Généa 1er de Société Générale Assurances(4), une avance de capital jusqu'à 10 000 euros(5) est versée sous deux jours ouvrés aux bénéficiaires désignés, après la déclaration du décès(6).
Qui prévenir en cas de décès ? Ce qu'il faut retenir
- La mairie du lieu du décès, pour déclarer officiellement le décès et obtenir l'acte de décès (obligatoire).
- Les pompes funèbres ou l'assurance obsèques, pour organiser les funérailles.
- La banque du défunt, afin de bloquer les comptes individuels, sécuriser les moyens de paiement et autoriser, si besoin, le règlement des frais d'obsèques dans la limite légale.
- L'employeur, France Travail ou les caisses de retraite, pour mettre à jour les dossiers, demander un capital décès, une pension de réversion ou la clôture des droits.
- Les organismes de sécurité sociale et mutuelle, pour signaler le décès et mettre fin aux droits et remboursements éventuels.
- Les compagnies d'assurance (assurance vie, assurance emprunteur, prévoyance, assurance habitation/auto), car certaines prestations doivent être déclenchées avec l'acte de décès.
- Le notaire, si la succession comporte un bien immobilier, dépasse 5 965 €, ou s'il existe un testament ou une donation entre époux.
- Les fournisseurs et prestataires (eau, électricité, gaz, téléphone, internet), pour résilier ou transférer les contrats.
- Le bailleur ou les copropriétés, si la personne décédée était locataire ou propriétaire.
- Les impôts, pour mettre à jour la situation fiscale et préparer la déclaration de succession si nécessaire.
SG met à disposition des proches des services simples, accessibles en ligne, ainsi que des conseillers capables d'accompagner chaque étape : déclarer le décès, sécuriser les comptes, suivre la succession et comprendre les enjeux juridiques ou financiers. Vous n'êtes pas seul : un accompagnement dédié est prévu pour vous aider à avancer sereinement.
En savoir plusLe vocabulaire de la succession vous échappe ?
Les informations contenues dans ce document sont exclusivement de nature générale et non exhaustive. Le contenu est proposé à titre informatif et ne constitue en aucun cas un conseil de la part de SG. Il ne peut se substituer au conseil personnalisé dispensé par un professionnel qui vous proposera une solution adaptée notamment à vos besoins et à votre situation personnelle.
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Prendre rendez-vous(1) Contrat d'assurance collective sur la vie à adhésion facultative souscrit par Société Générale auprès de SOGECAP, compagnie d'assurance vie et de capitalisation, au capital de 1 346 272 12 €. Entreprise régie par le Code des assurances - 086 380 730 RCS Nanterre. Siège social : Tour D2 - 17 bis, place des Reflets - 92919 Paris La Défense Cedex. Ce contrat est présenté par Société Générale, dont le siège social est situé 29, boulevard Haussmann - 75009 Paris, en sa qualité d'intermédiaire en assurances, immatriculation ORIAS n° 07 022 493 (www.orias.fr). Les événements garantis, les conditions, les limites et exclusions de garantie figurent au contrat. SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ASSURANCES est la marque commerciale de SOGECAP.
(2) Appel non surtaxé. Du lundi au samedi, hors jours fériés.
(3) Revalorisé selon l'indice Insee des prix à la consommation (hors tabac) au 01/01/2026.
(4) Contrats d'assurance collective sur la vie à adhésion facultative souscrits par Société Générale auprès de SOGECAP, compagnie d'assurance vie et de capitalisation, au capital de 1 346 272 126 €. Entreprise régie par le Code des assurances - 086 380 730 RCS Nanterre. Siège social : Tour D2 - 17 bis, place des Reflets - 92919 Paris La Défense Cedex. Ces contrats sont présentés par Société Générale, dont le siège social est situé 29, boulevard Haussmann - 75009 Paris, en sa qualité d'intermédiaire en assurances, immatriculation ORIAS n° 07 022 493 (www.orias.fr). SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ASSURANCES est la marque commerciale de SOGECAP.
(5) Une avance de 10 % du capital plafonné à 5 000 € pour Généa et une avance de 10 000 € pour Généa Premier.
(6) Sous réserve qu'une seule personne physique soit désignée comme bénéficiaire de premier rang, et de la réception par SOGECAP des pièces justificatives.