Comment prévenir les accidents dans la chambre ?

De nombreux accidents domestiques peuvent survenir au sein de la chambre, tout particulièrement chez les enfants en bas âge et les personnes âgées. Découvrez comment renforcer la sécurité de votre domicile pour vous protéger contre les conséquences d’un tel accident !
Accidents dans la chambre à coucher : état des lieux
Chutes, étouffements, intoxications… la chambre concentre de nombreux dangers potentiels, tout particulièrement pour les bébés, les enfants en bas âge et les personnes âgées.
Quels sont les dangers courants dans une chambre à coucher ?
La chambre est l'un des principaux lieux de survenance des accidents au sein du domicile. Parmi les plus courants, on peut notamment citer :
- les chutes, notamment au réveil ou lors des déplacements nocturnes ;
- les étouffements durant le sommeil, suite à l'avalement d'un petit jouet ou objet ou en raison de difficultés à déglutir ;
- les pincements et les écrasements, dans une porte ou un tiroir par exemple ;
- les brûlures au contact d'une lampe ou en cas d'incendie par exemple ;
- les intoxications, avec des médicaments ou des produits dangereux (produits ménagers, etc.) laissés à proximité par exemple.
Lire aussi : Comment se protéger contre les accidents domestiques ?
Quelles personnes sont les plus exposées ?
N’importe quelle personne peut être victime d’un accident dans la chambre à coucher. Malgré tout, les bébés et les enfants en bas âge sont généralement les plus exposés à ce risque. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : des capacités physiques encore en développement, une absence de conscience du danger, le manque de vigilance, le besoin constant de surveillance par un adulte ou encore une fragilité plus importante.
8 accidents de la vie courante sur 10
dont sont victimes les 0-4 ans se déroulent au sein de l’habitat et notamment dans la chambre(1).
Toutefois, d'autres profils semblent également plus vulnérables, dont :
- les personnes âgées en raison de capacités physiques, sensorielles et cognitives détériorées ;
- les personnes en situation de handicap en raison d'une autonomie réduite ;
- les personnes médicamentées, en raison d’éventuelles interactions médicamenteuses par exemple.
Lire aussi : Comment protéger votre enfant d’un accident domestique ?
Comment prévenir les dangers dans la chambre ?
Certains gestes et aménagements simples vous permettent de réduire le risque d’accident au sein de la chambre, aussi bien pour les enfants que pour les adultes fragiles.
1. Analyser les risques pour les enfants et les adultes
Vous devez tout d’abord identifier les potentiels risques en présence en étudiant plusieurs aspects de la chambre à coucher.
- Cartographier la chambre en adoptant le point de vue d’un enfant et/ou d’une personne âgée ou à mobilité réduite pour repérer les obstacles, les surfaces glissantes et les zones éventuelles de chute.
- Repérer les zones à risque : prises électriques, coins de meubles, fenêtres basses, tiroirs, étagères instables, etc.
- Étudier les flux de circulation pour vérifier que les trajets fréquents sont dégagés et assez larges pour des déplacements sécurisés ou un transfert en fauteuil.
- Évaluer la qualité de l’éclairage pour vérifier qu’il permet des déplacements sûrs sans éblouissement.
- Consulter un ergothérapeute pour une évaluation personnalisée, notamment si la personne présente des troubles de mobilité ou des besoins spécifiques.
2. Installer des aménagements de sécurité adaptés aux enfants ou personnes âgées
À partir cette analyse, vous pouvez apporter certaines modifications pour renforcer la sécurité au sein de la chambre à coucher.
- Pour le sol et la circulation : vous pouvez notamment poser des revêtements antidérapants près du lit et sur les chemins fréquents, maintenir un périmètre dégagé autour du lit et supprimer les tapis non fixés qui pourraient causer des glissades.
- Pour le mobilier et les rangements : choisissez une hauteur de lit adaptée à l’autonomie de la personne, privilégiez une table de chevet stable et arrondie, fixez les meubles hauts au mur et optez pour des rangements suspendus afin de libérer l’espace au sol.
- Pour l’éclairage : il est possible d’installer un interrupteur accessible depuis le lit, d’ajouter une veilleuse à détection de mouvement et de prévoir un éclairage d’appoint pour les déplacements vers la porte ou la salle de bains.
- Pour la sécurité électrique : veillez à remplacer les prises défectueuses par des modèles aux normes, à utiliser des multiprises avec protection contre les surcharges, ainsi que des cache-prises si des enfants ou des bébés sont présents au sein du logement.
- Pour des besoins spécifiques : selon le risque en présence et les besoins de la personne, vous pouvez aussi installer des butées de sécurité aux fenêtres, des bloque-portes pour éviter les pincements ou encore des barrières de lit par exemple.
3. Adopter les bons comportements à la maison
Il est aussi important d’adopter ou de faire adopter les bons comportements aux enfants ou aux personnes exposées au risque d’accident dans la chambre. Des précautions essentielles pour renforcer la sécurité de tous.
- Se déplacer prudemment via des déplacements lents et attentifs, surtout la nuit ou après la prise de médicaments susceptibles d’altérer l’équilibre.
- Porter des chaussures antidérapantes, tels que des chaussons d’intérieur avec semelle adhérente.
- Maintenir l’espace rangé pour ne pas laisser d’objets sur le sol, notamment en rangeant immédiatement tout obstacle sur les trajets.
- Respecter certaines consignes de sécurité, notamment de ne pas fumer au lit ou de ne pas poser d’appareils chauds sur le matelas (bouillote, fer à lisser, etc.).
Comment faut-il réagir en cas d'accident domestique ou de chute dans la chambre ?
Si l’un de vos proches est victime d’un accident domestique, notamment au sein de la chambre, il est important de réagir rapidement. Voici certains gestes que vous pouvez entreprendre et adapter selon la nature de l’accident :
- éliminer le danger s'il est toujours présent (éteindre un départ d'incendie par exemple) ;
- vérifier l'état de votre proche, notamment pour savoir s’il est conscient et s’il respire ;
- appeler les secours si l'état de la personne l'exige (inconscience, fortes douleurs, saignements abondants, etc.) ;
- placer votre proche en position de sécurité si son état le permet ;
- surveiller l'état de la personne jusqu'à l'arrivée des secours.
Comment être protégé en cas d’accident domestique ?
En cas de conséquences durables liées à un accident domestique, notamment au sein de la chambre à coucher, vous pouvez être indemnisé grâce à une assurance qui couvre les accidents de la vie. Vous pouvez en bénéficier en souscrivant(2) :
- une assurance couvrant spécifiquement les accidents de la vie privée, aussi appelée assurances des accidents de la vie (AAV)
L’assurance des accidents de la vie vous permet d'être indemnisé pour faire face aux conséquences graves et durables d'un accident de la vie privée. Selon les garanties souscrites et les préjudices que vous subissez, vous pouvez notamment bénéficier d’une indemnisation(5) :
- en cas d'invalidité
- en cas de perte de revenus ;
- pour les souffrances endurées ou les préjudices esthétiques subis ;
- en cas de frais liées à l'adaptation du logement ou du véhicule ;
- en cas d'assistance d'une personne ;
- en cas de décès.
En règle générale, l’assurance des accidents de la vie vous protège vous et les membres de votre foyer en cas accidents de la vie privée (à l'exception des accidents de la route), dont :
- les accidents domestiques : chute dans la chambre ou accident de bricolage par exemple ;
- les accidents lors d'une activité sportive ou loisirs ;
- les accidents survenus à l’extérieur de votre domicile : vous chutez dans la rue ou les blessures résultant d'une agression par exemple ;
- les accidents médicaux : ou d'une erreur médicale.
- Les accidents à l’étranger
- Les accidents en cas de catastrophe naturelle ou technologique : inondation, explosion d’une usine
Ces accidents peuvent également être pris en charge s’ils surviennent à l’étranger(6).
Accident dans la chambre et assurance : ce qu’il faut retenir
- Chute, risque d’étouffement, brûlure ou encore intoxication : la chambre à coucher peut être le lieu de nombreux types d’accidents domestiques.
- L’assurance des accidents de la vie (AAV) vous permet vous et votre famille, de bénéficier d’une indemnisation financière en cas d'invalidité ou de décès à la suite de l'accident de la vie privée.
Prévention des accidents dans la chambre : vos questions, nos réponses
Quelle est la définition d'un accident domestique ?
Un accident domestique est un accident de la vie courante survenant à votre domicile ou dans son environnement immédiat (jardin, terrasse, etc.), en dehors de vos heures de travail, sans lien avec un emploi salarié ou une activité indépendante et qui est causé de manière non intentionnelle.
Quels sont les chiffres des accidents domestiques ?
Chaque année, on dénombre environ 11 millions d'accidents de la vie courante en France : il s'agit de la 4e cause de mortalité avec 24 000 décès par an(4).
55,7 % de ces accidents surviennent au sein de l'habitat, soit environ 6 millions d'accidents domestiques chaque année, notamment au sein de la chambre à coucher(1).
Qui prend en charge un accident domestique survenu dans la chambre ?
En cas d’accident domestique, plusieurs acteurs peuvent intervenir, dont :
- l'Assurance maladie et la mutuelle pour la prise en charge de vos soins et frais médicaux ;
- votre régime de Sécurité sociale pour le versement d'une rente invalidité ou d'un capital décès ;
- votre éventuelle assurance des accidents de la vie pour le versement d'une indemnisation au titre des conséquences graves et durables de l'accident (invalidité, aménagement du domicile, etc.).
Comment financer l’aménagement de votre domicile ?
Vous pouvez bénéficier de certaines aides financières pour financer l’aménagement de votre domicile, notamment si vous êtes invalide, dépendant ou encore en situation de perte d’autonomie. Ces aides peuvent notamment être attribuées par :
- France Rénov pour MaPrimeAdapt’ ;
- l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ;
- vos caisses de retraite ;
- votre collectivité territoriale.
Les informations contenues dans cet article sont exclusivement de nature générale et non exhaustive. Le contenu est proposé à titre informatif et ne constitue en aucun cas un conseil de la part de SG. Il ne peut se substituer au conseil personnalisé dispensé par un professionnel.
Envie d'aller plus loin ?
(1) Enquête Permanente sur les Accidents de la vie Courante (EPAC) - Santé publique France - 2024
(2) Les situations d’indemnisation mentionnées dans cet article sont données à titre illustratif. Les prises en charge dépendent des garanties souscrites, des exclusions de contrat et de l'évaluation effectuée par l'assureur.
(3) Contrats d'assurance Accidents de la Vie de Sogessur, d'assistance de Fragonard Assurances (prestations mises en œuvre par AWP France SAS, sous le nom commercial Mondial Assistance), Entreprises régies par le Code des assurances. Contrats présentés par Société Générale, dont le siège social est situé 29, boulevard Haussmann, 75009 Paris, en sa qualité d'intermédiaire en assurances, immatriculation ORIAS n° 07 022 493 (www.orias.fr). Ce contrat est soumis à des conditions d'éligibilité. Les événements garantis, les conditions, les limites et exclusions de garantie figurent au contrat.
(4) Les Français face aux accidents de la vie courante en extérieur - Assurance Prévention – 2023
(5) selon les conditions du contrat