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6 questions à se poser avant de placer son épargne

Questions à se poser avant de placer son épargne

Vous avez décidé de placer votre épargne ? Ce choix ne doit rien laisser au hasard car il peut comporter des risques. Objectif de placement, disponibilité de l’épargne, horizon, montant de l’investissement, frais liés, niveau de risque ou encore mode de gestion : découvrez toutes les questions à vous poser avant de placer votre argent.

1. Quel est l’objectif de votre placement ?

Vous pouvez vouloir placer votre épargne pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • faire travailler votre épargne disponible ;
  • financer un projet : achat immobilier, voyage, étude de vos enfants, etc. ;
  • diversifier votre patrimoine ;
  • préparer votre retraite ;
  • ou encore investir dans un cadre fiscal avantageux.

Il est important de bien définir votre objectif : il aura un impact sur le produit financier que vous allez choisir.

2. Votre épargne doit-elle rester disponible ?

Certains produits financiers vous permettent de récupérer votre épargne à tout moment. Pour certains, vous êtes également exonéré d’impôt (sur le revenu et prélèvements sociaux) en cas de retrait : c’est le cas du Livret A par exemple. Avec d’autres, votre capital est bloqué pendant une certaine période, sauf exception. C’est le cas du Plan d’épargne retraite (PER), dont le capital constitué n'a vocation à être débloqué qu'au moment de la retraite. Et il existe aussi des produits avec une durée de détention conseillée pour se situer dans un cadre fiscal plus intéressant : l’assurance-vie par exemple.

Avant d’investir, il est donc indispensable de savoir si une partie ou l’intégralité de votre placement doit rester disponible. Pour cela, posez-vous les questions suivantes :

  • avez-vous une épargne de précaution ?
  • son montant est-il suffisant pour faire face à un coup dur (réparation de votre voiture, travaux dans la maison, etc.) ?
  • avez-vous un projet à court terme demandant un effort financier important (voyage, achat immobilier, etc.) ?

3. Quel est votre horizon de placement ?

L'horizon de placement correspond à la durée pendant laquelle vous envisagez de conserver un produit financier. Autrement dit, souhaitez-vous récupérer votre capital dans 3 ans, 5 ans, 15 ans ou une fois à la retraite par exemple ?

Cette durée pourra vous orienter sur le choix de vos produits financiers, ces produits ayant des horizons de placement recommandés.

4. Quel montant souhaitez-vous placer ?

Vous devez estimer le montant que vous pouvez placer, en fonction principalement de vos possibilités financières. Pour cela, il est nécessaire de faire le point sur votre budget :

  • quel est le montant de vos revenus et de vos dépenses ?
  • quel est votre budget disponible à la fin du mois ?
  • avez-vous une épargne de précaution suffisante ?
  • quel montant souhaitez-vous conserver pour les dépenses imprévues et les achats « plaisir » ?

Quelle épargne de précaution conserver ?

Il est conseillé de conserver une épargne de précaution représentant entre 2 et 6 mois de salaire. Ce montant peut toutefois varier selon votre situation personnelle (revenus, charges courantes, etc.).

De plus, le budget que vous souhaitez investir doit tenir compte de votre objectif de placement : votre effort d'investissement ne sera pas le même si vous souhaitez financer un voyage ou préparer votre retraite par exemple.

Enfin, vous pouvez choisir de placer une somme périodiquement, grâce à l’épargne programmée. Elle consiste à mettre en place des virements automatiques réguliers d'un compte courant vers un produit d'épargne. Cela permet d'épargner de manière automatique et disciplinée.

5. Quel niveau de risque êtes-vous en mesure d'accepter ?

La plupart des produits financiers sont soumis aux fluctuations du marché : la valeur de votre investissement peut évoluer à la hausse ou à la baisse. Autrement dit, vous pouvez perdre de l'argent : il est important d'en avoir conscience.

4 épargnants sur 10

déclarent privilégier les placements garantis en 2024(1).

La question est donc de savoir quel est le niveau de risque que vous êtes capable de supporter. Pour cela, vous pouvez évaluer votre profil investisseur à l’aide de notre outil. Par exemple, vous pouvez être un investisseur :

  • sécuritaire : vous souhaitez privilégier la sécurité de votre capital. En contrepartie, vous acceptez une performance faible voire nulle de vos placements ;
  • prudent : vous souhaitez une performance régulière de vos placements. En contrepartie, vous acceptez une prise de risque réduite sur votre capital ;
  • équilibré : vous souhaitez une performance notable de vos placements. En contrepartie, vous acceptez une prise de risque significative sur votre capital ;
  • dynamique : vous souhaitez une performance importante de vos placements. En contrepartie, vous acceptez une prise de risque élevée sur votre capital ;
  • offensif : vous souhaitez maximiser la performance de vos placements. En contrepartie, vous acceptez une prise de risque très élevée sur votre capital.

Bon à savoir :

Lors de la souscription d’un produit financier (assurance-vie, PER, etc.), l’établissement financier vous fait remplir un questionnaire. Il permet notamment de déterminer votre profil investisseur.

En savoir plus

6. Souhaitez-vous gérer vous-même vos placements ?

Vous devez tenir compte de plusieurs critères pour savoir si vous souhaitez gérer vos placements vous-même ou déléguer cette tâche à un établissement financier :

  • avez-vous envie de gérer vos placements ?
  • avez-vous le temps nécessaire pour les gérer, suivre l’évolution des marchés et vous renseigner sur la conjoncture économique ?
  • disposez-vous de l’expertise et des outils nécessaires pour le faire ?

Les réponses à ces questions sont essentielles pour choisir un produit financier et un mode de gestion adaptés. Dans le cas de l’assurance-vie par exemple, vous pouvez opter pour une gestion déléguée, si vous n’avez pas le temps et/ou l'expertise nécessaire pour gérer votre investissement par vous-même.

Bon à savoir :

Certains placements financiers engendrent des frais qui peuvent affecter le rendement des investissements, et que vous devez donc avoir en tête. Ces frais sont soit ponctuels (comme les frais de courtage pour l'achat ou la vente de titres), soit récurrents (comme les frais de gestion ou de tenue de compte). Ces coûts, s'ils ne sont pas bien compris, peuvent réduire significativement la performance nette de l'investissement.

En revanche, certains produits d'épargne ne sont pas soumis à des frais. Parmi eux, on trouve les livrets réglementés comme le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), ou encore le Livret d'Épargne Populaire (LEP). Ces livrets, proposés par les banques et garantis par l'État, n’imposent ni frais d'ouverture, ni de gestion, ni de clôture.

Gardez en tête que les investissements sur les marchés financiers présentent un risque de perte en capital. Votre conseiller est à votre disposition pour vous accompagner dans la mise en place de solutions d’épargne.

(1) Source : Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement 2023 - AMF - 2023