Comment choisir une action à acheter en bourse ?

Pour choisir vos actions en bourse, plusieurs critères peuvent être pris en compte : la santé financière de l’entreprise à un instant, la tendance de l’action ou encore la diversification de votre portefeuille. Voici quelques conseils pour faire les bons choix.
1. Réaliser l’analyse fondamentale
Un outil pour déterminer la valeur d’une entreprise
L'analyse fondamentale est l'une des principales techniques utilisées par un investisseur pour choisir d’acheter, conserver ou vendre des actions en bourse. Elle consiste à s'intéresser aux caractéristiques relatives à la santé financière et économique d'une entreprise afin d’évaluer sa solidité et son potentiel. Elle repose sur l'étude des documents comptables et des informations disponibles sur l'entreprise en question, dont :
- le compte de résultat ;
- le bilan comptable ;
- le tableau de financement ;
- le cours de l'action.
Grâce à ces éléments, l’analyse fondamentale permet de comparer la valeur intrinsèque d’une entreprise et le cours de son action. Si la valeur intrinsèque d'une entreprise est jugée sensiblement supérieure au cours de son action, cela peut indiquer un potentiel de hausse justifiant un achat. À l'inverse, si le cours de l'action semble surévalué par rapport à sa valeur intrinsèque, il peut être préférable de s'abstenir. L’objectivité de cette approche est appréciée par ceux qui l’utilisent : elle repose sur des éléments tangibles liés à l'entreprise, indépendamment des fluctuations du marché ou de toute spéculation.
L’analyse des « fondamentaux » de l’entreprise
Les documents comptables et informations disponibles permettent de dégager des indicateurs utiles pour déterminer la valeur intrinsèque de l'entreprise. On distingue tout d'abord des indicateurs financiers permettant d'évaluer la santé financière de l'entreprise à un instant :
- Le bénéfice par action (BPA) : il s'agit du bénéfice réalisé par l'entreprise, divisé par le nombre d'actions en circulation. Cet indicateur permet de déterminer la rentabilité d'une société ou d'un placement.
- L'excédent brut d'exploitation (EBE) : il s'agit du solde du compte d'exploitation. Il permet d'évaluer la performance de l'exploitation d'une entreprise en comparant ses revenus et ses charges d'exploitation.
- Le « leverage » : aussi appelé « effet de levier », il correspond à la dette nette divisée par l'EBE. Il permet de déterminer comment est utilisé l'endettement pour augmenter la capacité d'investissement de l'entreprise.
- Le ROE (« return on equity ») : aussi appelé retour sur capitaux propres, ce ratio financier mesure la capacité d'une entreprise à générer des bénéfices à partir des fonds propres investis par les actionnaires ou les associés.
Il est également nécessaire de s'intéresser à des indicateurs permettant d'estimer la valeur réelle de l’action.
- Le PER (« Price to Earnings Ratio ») : le ratio de valorisation d’une action mesure le rapport entre le cours de l’action d’une société et son bénéfice par action
- Le PEG (« Price Earnings to Growth ») : ce ratio correspond au PER divisé par le taux de croissance annuel du bénéfice par action. Il permet ainsi de déterminer si une action est sous-évaluée ou surévaluée.
Une analyse également macro
En plus des éléments financiers, l'analyse fondamentale repose aussi sur l'analyse du marché et des concurrents de l'entreprise afin de déterminer, au sein d'un même secteur, les sociétés présentant le plus grand intérêt.
2. Effectuer une analyse technique
Un outil pour déterminer le meilleur moment d’achat et de vente
L'analyse fondamentale permet donc de d’évaluer la viabilité d’une entreprise et de ses actions, pour tenter d'anticiper leurs évolutions futures. Pour sa part, l'analyse technique sert à identifier le meilleur moment pour acheter (ou vendre) une action, mais également à identifier les actions à acheter ou vendre. Par conséquent, elle répond principalement à la question suivante : « quand acheter ou vendre une action en bourse ? ».
Cette approche repose sur l'analyse statistique des transactions boursières passées dont l'action a fait l'objet, notamment via l’étude de divers graphiques financiers. Elle a pour but d'anticiper l'évolution des marchés à partir des achats et des ventes afin de déterminer si le cours de l'action risque d'augmenter ou de baisser. C’est cette prédiction qui permet d’identifier le moment le plus opportun pour investir.
L’analyse des tendances d’une action
Pour résumer, l'analyse technique est utile pour caractériser la tendance d’évolution du cours de l'action : baissière ou haussière. Elle repose sur plusieurs notions essentielles, dont :
- La moyenne mobile : elle correspond à la moyenne du cours de l’action sur une période déterminée. Elle permet de lisser cette moyenne et donc de supprimer toutes les petites variations à court terme, permettant ainsi de mieux appréhender les tendances ;
- La ligne de support : il s'agit du niveau de prix à partir duquel les acheteurs sont plus forts que les vendeurs. Lorsque le cours atteint la ligne de support, le cours de l'action est censé ne plus diminuer car c'est le moment où la demande devrait surpasser l'offre ;
- La ligne de résistance : c’est l’exact opposé de la ligne de support. Il s’agit du niveau de prix où les vendeurs sont plus forts que les acheteurs et, par conséquent, à partir duquel le cours ne devrait plus augmenter.
L’analyse technique peut être réalisée à partir de différents indicateurs, dont ceux présentés ci-dessous :
- Le DMI (« Directional Movement Index ») : cet indicateur repose sur un système de courbes pour détecter les tendances d'une action, permettant de générer des signaux d'achat ou de vente selon l'évolution du marché
- Le RSI (« Relative Strength Index ») : aussi appelé indice de force relative, cet indicateur permet de déterminer si une action est surachetée ou survendue et, par conséquent, si la tendance haussière ou baissière est en train ou non de s’essouffler.
Pour rappel :
gardez toutefois à l’esprit que les performances passées d’une action ne sauraient présumer de ses performances futures et qu’il existe donc un risque de perte en capital.
3. Diversifier son portefeuille d’actions
Lorsque vous investissez, le plus important est de chercher à maîtris er le risque. Pour cela, l'une des principales clés est de diversifier votre portefeuille : cela consiste à investir dans des actions provenant d’entreprises de différentes tailles, secteurs, zones géographiques ou encore devises. Cette diversification vous permet de limiter le risque de perte car tous les domaines d’activités ne connaissent pas les mêmes fluctuations en cas d'événement conjoncturel. Vous pouvez privilégier des secteurs variés pour diversifier votre portefeuille : l’énergie, la finance, le transport, la santé ou encore la technologie par exemple. Par ailleurs, vous pouvez également vous tourner vers d’autres types d’actifs (obligations, produits monétaires, produits structurés etc.)
Au sein de quel produit d’épargne acheter une action ?
Vous avez principalement le choix entre le compte-titres ordinaire (CTO) et le plan d’épargne en actions (PEA) pour passer vos ordres de bourse.
Le CTO se caractérise principalement par sa grande souplesse, notamment car il n'est pas soumis à un plafond de versement, à des restrictions géographiques ou de types de produits (obligations, produits monétaires, produits structurés etc.).
Le PEA, pour sa part, vous permet de réaliser des versements jusqu'à 150 000 € et de vous constituer un portefeuille d'actions françaises et européennes, tout en bénéficiant d'un cadre fiscal avantageux.
Le saviez-vous ? Le Service Bourse de Société Générale vous permet, sous réserve d’être éligible, de recevoir des informations sur les marchés et des recommandations de la part d’analystes indépendants sur l es valeurs pour vous guider dans vos investissements.