Épargne ou crédit : comment faire le bon choix pour vos projets ?

Voyage, achat d’une voiture, nouveau projet personnel… Quand une envie prend forme, une question surgit vite : faut-il puiser dans son épargne ou recourir à un crédit ? Entre la remontée récente des taux d’intérêt et le besoin de se constituer un patrimoine, cette décision n’a rien d’anodin. Pour les jeunes actifs qui construisent leur avenir financier, elle représente souvent un premier vrai choix d’équilibre budgétaire
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Commencer par une base solide : l’épargne de précaution
Avant de penser à financer un projet important, il est essentiel de disposer d’une épargne de précaution. Véritable filet de sécurité, elle permet d’absorber les imprévus du quotidien : une voiture en panne, une dépense de santé imprévue ou un déménagement à financer plus vite que prévu.
En général, cette réserve correspond à deux à six mois de revenus : une fourchette assez large à adapter selon vos charges et votre prudence. Les produits réglementés comme le Livret A ou le LDDS restent les plus adaptés : ils offrent une rémunération garantie, sans impôt ni risque de perte, et surtout une disponibilité totale des fonds à tout moment.
Des projets à court terme ? L’épargne reste la meilleure option
Pour les projets à horizon rapproché, c’est-à-dire qui se concrétiserons dans moins de deux ans – un voyage, l’achat d’un nouvel équipement ou la préparation d’un mariage – l’épargne reste une solution pertinente. Elle permet de financer ses envies sans alourdir son budget : contrairement au crédit, elle n’entraîne aucun paiement d’intérêts. Autre avantage, sa flexibilité. Les livrets réglementés permettent de retirer tout ou partie des sommes à tout moment, sans frais ni délai.
Un levier pour préparer l’avenir
Au-delà de son rôle de sécurité, l’épargne est un signal de bonne gestion pour les banques. En cas de demande de crédit immobilier, par exemple, un apport personnel est presque toujours exigé : cette somme sert à couvrir une partie du coût du projet, comme les frais de notaire. Si le montant demandé est variable, il est en général compris entre 10 et 30 % du montant de l’achat. Disposer d’un apport solide permet de réduire le montant du crédit, donc les intérêts à rembourser, mais aussi de présenter un dossier rassurant à la banque.
Quand le crédit devient un levier précieux
Dans certains cas, recourir au crédit peut être plus avantageux que de mobiliser son épargne :
- Pour financer ses études : taux d'intérêt préférentiel, différé de remboursement pendant la durée des études, mensualités adaptées à l’entrée dans la vie active… Le prêt étudiant est souvent une solution avantageuse financièrement, en plus d’être un investissement sur l’avenir ! Dans certaines situations, l’État peut même se porter garant du prêt afin de faciliter son obtention(1).
- Pour acquérir un bien immobilier : le crédit permet d’accéder à la propriété sans attendre d’avoir accumulé la totalité du capitalnécessaire. Il fonctionne également comme un mécanisme d’épargne automatique : chaque mensualité remboursée contribue à la constitution d'un patrimoine, tout en permettant de se loger.
- Pour préserver une épargne déjà investie, notamment sur une assurance-vie ou un plan d’épargne en actions (PEA). Effectuer un retrait avant les durées recommandées (huit ans pour l’assurance-vie, cinq ans pour le PEA) ne permet pas de bénéficier pleinement des avantages fiscaux associés à ces supports. Dans ce cas, souscrire un crédit peut être plus judicieux.
Faire le bon choix selon sa situation
Avant de trancher entre épargne et crédit, il est essentiel d’évaluer sa situation financière, ses objectifs mais aussi la temporalité de ses projets. Pour un crédit, le taux d’effort, c’est-à-dire la part des revenus consacrée aux remboursements, ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets mensuels(2). Le reste à vivre doit permettre de couvrir les dépenses courantes et de maintenir une capacité d'épargne.
Comparer ensuite le coût total du crédit (TAEG, assurance, frais) au rendement de l’épargne conservée permet de mesurer la solution la plus avantageuse. Dans certains cas, le crédit peut s’avérer plus intéressant : par exemple, lorsqu’une épargne placée sur une assurance-vie encore récente serait fortement taxée en cas de retrait. La fiscalité appliquée avant huit ans(3) peut en effet réduire le gain net plus qu’un crédit légèrement plus coûteux.
Le bon équilibre : combiner épargne et crédit
Épargne et crédit ne s’opposent pas forcément, ils peuvent être complémentaires. Même en remboursant un crédit, continuer à épargner et à investir reste une bonne pratique pour préparer de futurs projets.
N'hésitez pas à faire appel à votre conseiller SG pour identifier les solutions les plus adaptées à votre besoin.
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En savoir plusLes informations contenues dans cet article sont exclusivement de nature générale et non exhaustive. Le contenu est proposé à titre informatif et ne constitue en aucun cas un conseil de la part de SG. Il ne peut se substituer au conseil personnalisé dispensé par un professionnel.
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Banque de France - https://www.banque-france.fr/fr/interventions-gouverneur/haut-conseil-de-stabilite-financiere-une-notoriete-inesperee
A cette fiscalité s’ajoutent les frais de gestion, le droit d’entrée et les autres frais éventuels applicables.