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Épargne : quel produit pour quel type de revenus ?

Quel produit d'épargne pour quel type de revenus ?

Vous souhaitez réaliser des placements pour préparer l’avenir et percevoir des revenus complémentaires issus de votre épargne ? Voici un éventail de placements très répandus en France et des enveloppes fiscales existantes. Suivez le guide !

Le prérequis : déterminer son horizon de placement

Avant d’investir, faites le point sur votre situation personnelle. A quels projets et étapes de vie votre épargne se destine-t-elle ? Dans quels délais envisagez-vous de la débloquer ? Si la retraite approche, il peut vous sembler raisonnable de privilégier des investissements peu risqués qui protègent votre capital. Si vous avez un horizon de placement plus long, vous pourriez être tenté par la perspective de meilleures performances, en contrepartie d'un risque de perte en capital.

Que votre profil investisseur soit prudent, équilibré ou dynamique, il est nécessaire d’échanger avec votre conseiller. En fonction de votre horizon de placement notamment, vous pourrez déterminer avec lui la bonne répartition de vos investissements entre différents supports, plus ou moins risqués et plus ou moins liquides.

Actions, obligations, immobilier… zoom sur certains placements les plus répandus1

Une action est une part du capital d’une entreprise. En achetant des actions via un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un Compte-Titres Ordinaire (CTO), vous investissez dans une entreprise (cotée en bourse ou non) et percevez des dividendes si elle réalise des bénéfices. Les actions offrent un potentiel de rendement élevé mais comportent un risque de perte en capital.

Une obligation est un titre de créance émis par une entreprise, une collectivité territoriale ou un État qui souhaite se financer. Vous devenez créancier (prêteur) en « achetant » une obligation, c’est-à-dire une partie de sa dette. En plus du capital restitué à échéance (généralement de cinq à trente ans, et définie par avance), le débiteur s’engage à vous rémunérer chaque trimestre ou année selon un taux d’intérêt fixe ou variable. Les obligations peuvent générer à la fois un revenu régulier et des avantages fiscaux, mais comportent le risque que l'émetteur ne soit pas en mesure de rembourser sa dette.

En pratique

L’achat d’actions et d’obligations est réalisable en direct (vous décidez vous-même des titres à acquérir) ou en placement collectif via les SICAV (sociétés d'investissement à capital variable) et les OPC (organismes de placement collectif). Dans ce cas, ce sont les professionnels gérant ces fonds qui choisissent les actions et/ou obligations dans lesquelles investir, et qui donnent un accès commun aux épargnants.

Un produit structuré est un instrument associant plusieurs produits financiers (actions, obligations, matières premières…) qui peut présenter un risque de perte en capital. Son espérance de rendement et sa durée de vie sont définies à l’avance. Les produits structurés dits « à capital garanti » ont la particularité de préserver votre mise initiale net de frais (si et seulement si vous conservez le produit pendant toute sa durée de vie). Dans ce cas précis, la protection du capital s’accompagne d’une perspective de rendement moins importante que pour d’autres produits structurés.

L'investissement immobilier s’opère en achetant directement des propriétés ou via des fonds spécialisés tels que les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) ou les SIIC (Sociétés d'Investissement Immobilier Cotées). Il peut procurer un potentiel de rendement intéressant grâce aux loyers et à l'appréciation de la valeur de la propriété, mais ne protège pas d’éventuelles pertes en capital liées à l’évolution du marché. Les loyers ne sont pas garantis non plus.

PEA, CTO, Assurance vie : à chaque produit d’épargne ses avantages et ses inconvénients

Performance, sécurité du capital, liquidité, fiscalité… voici ce que vous devez savoir sur ces trois principales enveloppes fiscales afin de diversifier et gérer au mieux votre stratégie d'épargne.

Le Plan d’épargne en Actions (PEA) est un produit d’épargne réglementé permettant d’investir sur les seules actions des marchés européens. Son ouverture est réservée aux majeurs, personnes physiques résidents fiscaux en France. Il est composé d’un compte en espèces et d’un compte titres sur lequel sont conservés les titres achetés. Le compte espèces est alimenté par des versements volontaires ou par les produits issus des titres acquis. Les versements volontaires sont libres à l’exception du premier versement à l’ouverture. Son plafond (sans prendre en compte les gains depuis l’ouverture du plan) est de 150 000 € (ou 20.000 € pour un majeur n’ayant pas la qualité de contribuable car rattaché à un foyer fiscal).. Il repose sur un horizon d’investissement à moyen-long terme et s’avère fiscalement intéressant après cinq ans de détention. Passé ce délai, les dividendes, plus-values et autres bénéfices ne seront ni soumis à l'impôt sur le revenu, ni aux prélèvements sociaux. Attention ! Il n’est possible de détenir qu’un seul PEA par personne.

Bon à savoir

Lorsque le titulaire d’un PEA détient également un PEA-PME (destiné au financement de petites et moyennes entreprises), la somme des versements effectués sur le PEA et le PEA-PME depuis leur ouverture ne doit pas excéder la limite de 225 000 € au global. Le plafond du PEA-PME peut varier de 75 000 à 225 000 €, celui du PEA ne pouvant quant à lui jamais dépasser 150 000 €.

Le Compte-Titres Ordinaire (CTO) est un compte permettant la détention de titres financiers : des actions issues de sociétés cotées en bourse, des obligations et d'autres titres. Rattaché à un compte courant, ce cadre d’investissement est peu contraignant : ni seuil ni plafond de versement, aucune durée minimum de détention, mais contrairement au PEA, il ne bénéficie pas d’un régime fiscal de faveur. Le CTO séduit donc avant tout l’épargnant souhaitant investir dans des produits très diversifiés (actions étrangères hors Union européenne, produits dérivés, devises, etc.). Par opposition au PEA, la détention de plusieurs CTO est autorisée.

Enfin, l'assurance vie est un contrat modulable permettant d’épargner sur le moyen long terme et de transmettre votre patrimoine dans de bonnes conditions : ce produit permet en effet de bénéficier d’avantages fiscaux qui réduisent les coûts de succession. Côté flexibilité, la sortie de l’assurance vie peut s’effectuer à n’importe quel moment sous forme de capital ou de rente viagère (en contrepartie de l’aliénation du capital). Toutefois, si vous le conservez plus de huit ans, vous pourrez racheter une partie de votre assurance vie et disposer du capital tout en bénéficiant d’un abattement fiscal annuel. Si vous optez pour la rente, l’épargne et les gains accumulés appartiennent alors à l’assureur chargé de vous verser, en contrepartie, une rente jusqu’à votre décès. Cela signifie que ni vous ni vos bénéficiaires ou héritiers ne pourront plus toucher à cette épargne.

Bon à savoir

Investir dans des placements financiers peut engendrer des frais qui impacteront le rendement de vos investissements. Pour en savoir plus, évaluer votre projet et déterminer quelle solution d’épargne vous convient, rapprochez-vous de votre conseiller.