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Assurance vie : mode d’emploi

Comment fonctionne l'assurance vie ?

L’assurance vie est l’un des placements privilégiés par les Français1. Mais comment fonctionne-t-elle concrètement ? A quels types de projets se destine-t-elle ? Voici tout ce que vous devez savoir avant d’y placer une partie de votre épargne.

Comment fonctionne une assurance vie ?

L'assurance vie est un produit d’épargne sur lequel l’épargnant verse des sommes ponctuelles ou régulières, appelées « primes ». Il s’agit d’un placement destiné à des projets de moyen ou long-terme.

Le souscripteur peut investir sur deux types de supports au sein de son assurance-vie :

  • le fonds en euros, très répandu chez les épargnants2 et majoritairement composé d’obligations d’États ou d’entreprises, garantit le capital investi à tout moment (l’épargnant peut récupérer le capital net de frais versé sur ce support sur simple demande). Son rendement, lui, n’est pas garanti : relativement stable dans le temps, il a vécu une phase baissière pendant plus d’une décennie avant de remonter en 2022.
  • les Unités de Compte (UC)2, qui représentent 40,6 % de la collecte de l’assurance vie en 20233, permettent d’investir sur différentes classes d'actifs : actions, obligations, monétaire, immobilier, etc. Contrairement au fonds en euros, la valeur des Unités de Compte peut évoluer à la baisse au gré des fluctuations des marchés financiers pendant toute la durée de détention. Elles présentent un potentiel de performance plus important que le fonds en euros, en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Qu’il s’agisse du fonds en euros ou des Unités de Compte, le capital investi reste disponible à tout moment mais sa récupération est soumise à l’impôt.

  • La fiscalité de ces placements dépend avant tout de la date d’ouverture du contrat : les gains réalisés avant le 27 septembre 2017 sont imposés, au choix par le souscripteur, via un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) ou selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
  • Les gains réalisés après le 27 septembre 2017 sont imposés via un prélèvement forfaitaire (PF) : son taux varie selon la durée de placement (entre 0 et 8 ans ou plus de 8 ans) et les montants versés sur le contrat (inférieurs ou supérieurs à 150 000 euros).

Bon à savoir

Saviez-vous qu’avec certains contrats d’assurance-vie ou en souscrivant certaines options, le capital investi sur votre support en Unités de Compte ou bien les plus-values réalisées peuvent être sécurisées ? Avec la « garantie plancher », en cas de décès de l’épargnant, la somme minimum versée aux bénéficiaires du contrat d’assurance vie correspondra au cumul des sommes versées par le souscripteur. Avec l’option « sécurisation des gains », les plus-values latentes des unités de compte sont automatiquement sécurisées sur le fonds en euros dès qu’elles atteignent un seuil déterminé à l’avance par l’épargnant.

Trois exemples de projets autour de l’assurance vie

Faire face à l’imprévu, aider ses proches, préparer sa retraite… les objectifs liés à la souscription d’une assurance vie sont multiples ! En voici trois principaux :

1. Constituer un capital sur le long terme

L’assurance vie permet de se constituer un capital au travers des primes versées et/ou des éventuels intérêts générés. L’épargnant peut à tout moment « racheter » totalement ou partiellement son contrat, c’est-à-dire qu’il peut sortir tout ou partie de l’épargne constituée . La fiscalité appliquée à ces derniers varie selon le montant des plus-values de la part rachetée, le montant des primes versées et la durée de détention du contrat, notamment après 8 ans de détention.

2. Permettre un complément de revenus et/ou de retraite

Après l’ouverture du contrat et le versement de primes durant plusieurs années, l’épargnant peut en retirer les fruits via différents mécanismes, distincts ou cumulables :

  • le déblocage régulier d’une fraction du capital. On parle notamment de « rachat programmé » lorsque l’on détermine à l’avance la fraction mensuelle ou annuelle à débloquer en fonction d’une hypothèse de rendement annuel. Si vous optez pour ce système, n’oubliez pas d’anticiper les impôts qui seront prélevés sur les plus-values ;
  • la transformation du capital de l’assurance vie en rente viagère. Le souscripteur qui demande cette transformation reçoit chaque mois une somme variant selon son âge et son capital, en contrepartie, il ne dispose plus de son contrat, on parle alors d’aliénation du capital. En effet, ce revenu est versé par l’assureur, devenu propriétaire de l’épargne. Dans ce cas précis, si le souscripteur décède, ni les bénéficiaires qu’il avait désigné en cas de décès, ni ses héritiers ne toucheront le capital restant. Une réversion de la rente au profit du conjoint peut en revanche être actée. Mais attention, il faut informer l’assureur de cette option avant le début de la sortie en rente, après il sera trop tard et aucune réversion ne pourra plus être mise en place. Côté imposition, tout dépend également de l’âge de l’assuré : comptez par exemple 30 % de prélèvements si vous êtes âgé(e) de plus de 69 ans.

3. Transmettre un patrimoine (hors succession)

Dernière illustration de l’utilité de l’assurance vie : la transmission de patrimoine hors succession. Vous pouvez choisir librement qui bénéficiera du capital à votre décès, qu’il s’agisse de votre conjoint, de vos enfants ou de toute autre personne. La transmission s’avère attractive sur le plan fiscal : aucune taxation pour des montants inférieurs à 152 500 euros si le capital est constitué avant les 70 ans de l’assuré. Cet abattement s'applique à chaque bénéficiaire (hormis le conjoint pour lequel l’exonération est totale), qui devra en revanche prévoir une taxation de 20 % si les 152 500 euros sont dépassés. Pour les primes versées au contrat au-delà des 70 ans de l’épargnant, un abattement global de 30 500 euros sur les primes versées est partagé entre tous les bénéficiaires.

Diversifier, c’est la clé !

Pour chercher à dynamiser les performances de vos contrats d’assurance vie, il peut être pertinent de diversifier votre épargne, en choisissant le bon équilibre entre fonds euros et unités de compte selon vos projets, votre situation patrimoniale et budgétaire, votre profil investisseur, vos objectifs d’investissement, votre horizon de placement, vos compétences financières et vos préférences en matière de finance durable.

1. Sondage IPSOS, février 2024 : https://www.ipsos.com/fr-fr/inflation-lintention-de-puiser-dans-son-epargne-atteint-un-niveau-record
2. L’accès aux marchés financiers à travers les unités de compte présente un risque de perte en capital. La valeur des unités de compte qui reflète la valeur d’actifs sous-jacents, n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations à la hausse comme à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. Le fonctionnement des unités de compte est décrit dans la notice d'information du contrat. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur.
3. Chiffres clés France Assureurs, Juin 2024 : https://www.franceassureurs.fr/nos-chiffres-cles/assurance-vie/etude-assurance-vie-unites-compte-2023/