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Actions, obligations… Comment investir en connaissance de cause ?

Comprendre les types de placement est crucial pour naviguer efficacement sur les marchés financiers. Qu’il s'agisse d’actions ou d’obligations, chaque instrument présente des caractéristiques, des rendements et les risques associés spécifiques. L’enjeu pour l’investisseur : bien choisir en fonction notamment de son profil et de ses objectifs financiers.

Quels sont les différents types d’actions et leurs caractéristiques ?

Qu’est-ce qu’une action ?

Une action représente une fraction du capital d’une société. En tant qu’actionnaire, vous devenez propriétaire d’une partie de l’entreprise et bénéficiez de droits spécifiques (par exemple, le droit de vote aux assemblées générales ou celui aux dividendes).

La valeur d’une action fluctue selon les performances de l’entreprise, les conditions du marché et les perspectives économiques. Il s’agit d’un investissement qui demande une analyse approfondie avant toute décision.

Les actions de croissances VS les actions de valeur

Les actions sont souvent classées en deux grandes catégories qui reflètent la nature et la maturité de l’entreprise dont elles constituent le capital :

  • Actions de croissance (growth stocks) : titres d’entreprises en forte croissance, dont la valeur progresse plus rapidement que la moyenne du marché. Ces actions séduisent par leur potentiel de valorisation et d'évolution dynamique.
  • Actions de valeur (value stocks) : parts d’entreprises dont l’activité est installée sur leur marché, et dont la valeur paraît inférieure à leur valeur intrinsèque, autrement dit sous-évaluée. Ces actions sont moins volatiles.

Bien que les actions de croissance puissent paraître très avantageuses au premier abord, certaines phases de marché privilégient les actions en valeur, moins sensibles aux fluctuations et souffrant de baisses moindres dans de telles phases.

Actions à grande, moyenne et petite capitalisation

La capitalisation boursière correspond à la valeur totale des titres représentatifs d’une entreprise. Elle est égale au nombre de titres multiplié par le cours de l'action au prix de marché. Les entreprises sont classées dans des groupes de cotation homogènes, permettant d’évaluer leur envergure sur les marchés financiers.

On distingue 3 groupes :

  • large cap (grande capitalisation) : Entreprises dont la capitalisation dépasse 1 milliard d’euros.
  • mid-cap (moyenne) : Entreprises dont la valeur moyenne se situe entre 1 milliard et 150 millions d’euros.
  • small cap (petite) : Sociétés dont la capitalisation est en dessous de 150 millions d’euros.

La classification en large, mid et small cap est un outil essentiel pour évaluer le profil de risque et de rendement. Les large cap offrent souvent une certaine résilience structurelle (avec une volatilité et un risque de perte en capital, quoiqu’il en soit), tandis que les small cap privilégient un potentiel de croissance important au prix d'une volatilité plus élevée et d’un risque de faillite plus important.

Les risques liés et l’alignement avec vos objectifs

Investir dans des actions est une stratégie potentiellement rémunératrice, mais elle comporte des risques.

Chaque type de risque nécessite d’être pris en compte :

  • le risque de perte en capital : la valeur des titres peut chuter, entraînant une dépréciation partielle, voire totale de l’investissement.
  • le risque de liquidité : certaines actions se négocient de manière moins active, rendant leur vente plus difficile car il y a moins d’acheteurs.
  • le risque de change : pour les placements internationaux, la fluctuation des devises peut impacter négativement la valorisation des actions.

Maîtriser et anticiper ces différents risques est essentiel pour ajuster efficacement sa stratégie d’investissement à ses objectifs de rendement et en fonction de sa tolérance au risque.

Tout savoir sur les obligations

Qu’est-ce qu’une obligation ?

Une obligation est une part d’emprunt émis par une entité (État, collectivité territoriale ou entreprise) sous forme de titres et destiné à financer ses projets. L’investisseur devient créancier de l’émetteur et lui prête une somme d’argent. En contrepartie et dans la très large majorité des cas, il perçoit une rémunération sous la forme d’intérêts réguliers, dont le taux est fixé à l’avance en plus du capital, qui est remboursé à l’échéance fixée. Cette structure offre une visibilité totale : durée du prêt, calendrier des paiements et rendement attendu sont connus dès l’investissement.

Les différents types d’obligations existantes

Il existe plusieurs catégories d’obligations :

  • Les obligations d’État, émises par les gouvernements pour financer la dette publique. Elles présentent un risque relativement faible.
  • Les obligations d’entreprises, ou “corporate bond” sont émises par les sociétés. Elles offrent des taux plus attractifs, compensant un risque de crédit plus élevé.
  • Les obligations à taux fixe, versent un coupon constant pendant toute leur durée, ce qui garantit une certaine stabilité des flux.
  • Les obligations à taux variable, ou “floating rate note”, ajustent leur coupon périodiquement en fonction d’un indice, atténuant l’impact des fluctuations des taux.
  • Les obligations à coupon zéro ne versent pas d’intérêt périodique, le gain se réalise par la décote lors de l’achat et la valorisation à maturité.
  • Les obligations convertibles offrent la possibilité de transformation en actions, combinant ainsi un rendement obligataire et le potentiel de plus-value en capital.

Les types d’obligations offrent aux investisseurs la possibilité d’ajuster leur stratégie de placement et de concilier rendement et gestion du risque selon des objectifs financiers et le contexte de marché.

Les facteurs influençant les rendements obligataires

Les rendements obligataires désignent les taux d’intérêt rapportés par les obligations en tenant compte de la valeur de ces obligations au jour le jour sur le marché. Il existe différents types de rendement : le rendement courant (correspond au rapport du coupon annuel au prix de l’obligation à un moment donné), le rendement à échéance ou le rendement à intérêts composés.

Ces rendements sont influencés par plusieurs facteurs, dont notamment :

  • la qualité de crédit (qui correspond au risque de défaut de l’émetteur, et donc de potentiel non remboursement du capital à terme)
  • les taux d’intérêts
  • ou encore la duration (valeur moyenne des flux futurs, permettant de mesurer la sensibilité d’une obligation à une variation de taux d’intérêts).

Bon à savoir

Les dividendes sont les revenus distribués par une entreprise à ses actionnaires, pouvant constituer un complément de revenu avant toute revente. Ils peuvent compléter la plus-value potentielle et varient selon la performance financière de l’entreprise et la politique de distribution de cette dernière. Ces versements, indicateurs de rentabilité, contribuent au rendement global du portefeuille.

L’analyse détaillée des actions et obligations offre une vision complète des opportunités et des risques du marché financier. Cette compréhension permet à l’investisseur d’adapter sa stratégie en fonction notamment de ses objectifs et de son profil de risque.